4 pistes pour mieux former les ingénieurs à l’innovation et l’entrepreneuriat

Dans un de mes premiers articles de ce blog, je pointais du doigt le manque d’ingénieurs qui choisissent la voie de l’entrepreneuriat.

Seul 1 ingénieur français sur 16 fonde son entreprise ! et la France, rapporté au nombre d’habitants, crée trois fois moins de start-up que les Etats-Unis.
Ce sujet important pour l’avenir de la France a récemment été traité par  l’institut Montaigne (pas trois polytechniciens) dans un rapport adressé au gouvernement : « Adapter la formation de nos ingénieurs à la mondialisation ».
Et si vous n’avez pas le temps de lire ce rapport, vous pouvez vous intéresser directement aux 10 propositions qui ont été formulé.

Pour ma part, j’ai retenu principalement 4 propositions :

1- Créer des ateliers incubateurs de créativité dans chaque école ou pour chaque regroupement d’école.

Les écoles d’ingénieurs ne parviennent pas à déceler ni à développer des vocations d’entrepreneurs. En rendant accessibles et attractifs les espaces dédiés au développement des projets des étudiants, quels qu’ils soient, on développerait l’envie des futurs ingénieurs de se confronter à l’entrepreneuriat.  Ces « ateliers incubateurs de créativité » devraient offrir aux étudiants motivés les ressources logistiques et les conseils nécessaires pour concrétiser toutes leurs idées.

2- Mettre en place des modules pratiques « création d’entreprise » abordant notamment les questions de valorisation de l’innovation, de protection intellectuelle et de levée de fond.

À terme, de véritables départements d’entrepreneuriat devraient émerger dans les écoles d’ingénieurs, dont la vocation serait de mettre les ressources et les contacts de l’école au service des étudiants voulant créer leur entreprise.

3- Créer de véritables doctorats orientés vers l’ingénierie. Seuls 4 % des ingénieurs français réalisent une thèse contre 15% aux Etats-Unis.

Pédagogiquement, faire de la recherche, c’est  « faire preuve d’inventivité, de ténacité et de rigueur, c’est-à-dire autre chose que suivre des cours et de valider des examens », c’est « acquérir des qualités et des compétences qui ne sont pas spécifiques au monde de la recherche : c’est oser aller plus loin pour créer ». Ces doctorat doivent être souples et permettre d’alterner périodes de recherche, d’enseignement ou en entreprise tout en facilitant la création de start-up.

4- Créer des centres scientifiques expérimentaux. Les élèves pourraient s’y former par la pratique aux techniques de l’ingénieur et du chercheur ainsi qu’y conduire leurs propres projets et expériences. Chacune des initiatives d’excellence qui bénéficiera des fonds du Grand emprunt (7,7 Mds € de dotation en capital) devrait à terme disposer d’un centre de ce type, l’utilisation en serait partagée entre les différentes écoles ou universités partenaires.

Bref, ce qu’il faut c’est mettre les élèves ingénieurs davantage au contact de la culture entrepreneuriale, de leur permettre de développer leurs propres projets, de les orienter davantage vers des doctorats et de leur permettre de tester des idées par l’expérimentation. Less bullshit, more action !

C-E SERRE

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  1. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par EMLYONBusinessSchool et Futur Entrepreneur, Futur Entrepreneur. Futur Entrepreneur a dit: 4 pistes pour mieux former les ingénieurs à l’innovation et l’entrepreneuriat: Dans un de mes premiers … http://bit.ly/efEQDv [...]

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